Web 2.0 et animation socioculturelle:
« une table pour en parler ! »
mercredi 4 avril 2012
« Facebook, y être, ou ne pas y être: that is the question. »
Le désormais célèbre dilemme de notre époque, le sujet de dissertation prisé par tous les enseignants actuels, les pours, les contres, les aux contraires: tous ont un avis sur la question.
Aujourd'hui je choisi d'ajouter une variable à la question:
Facebook, y être, ou ne pas y être en tant qu'animateur socioculturel: là est le propos de mon article.
– Vous êtes animatrice ou animateur socioculturel-le ou vous étudiez pour le devenir ? - Vous organiser un festival de musique, de BD ou de fondues au chocolat responsables et votre équipe de bénévoles n'est pas encore au complet ? – Vous tentez le concept de la ballade citoyenne et vous êtes d'avis que même les geeks les plus assidus du quartier ont un point de vue à exprimer ? – Vous planifiez de... - Vous comptez faire... - Vous créez une...
Ça y est, nous ne pouvons plus y échapper, bouder Facebook et les NTC, serait ignorer une des astuces clés du moment pour communiquer avec notre public.
La réponse est donnée: Facebook et autres interfaces du Web 2.0 font désormais partie des outils incontournables des animateurs socioculturels.
Pour reprendre les propos de l'invité de notre futur article 5« (…) Facebook a maintenant la même importance que Google on ne peut plus faire sans et c'est plutôt comment faire avec au mieux en respectant certaines choses au niveau éthique dans son utilisation, mais pour moi en tout cas c'est indispensable de passer par ces nouveaux médias. » L'animateur socioculturel dont nous vous livrerons l'identité prochainement, expliquait que: ces réseaux sociaux sont un moyens de rejoindre les personnes directement chez elles. Les animateurs socioculturels sont au contact de personnes qui viennent volontairement aux activités, qui font souvent le premier pas. Avec l'arrivée du Web 2.0 beaucoup de personnes sont chez elles devant leurs écrans et ont besoin d'un premier effort pour les faire bouger et pour établir un premier contact. Pour S.N. ancien étudiant de l'éesp, établir ce premier contact est un rôle clé de l'animateur socioculturel.
Une question demeure: vie privée et vie professionnelle numérique qu'est-ce que je fais, un grand milk-shake ?
Malheureusement pas de potion magique je pense que tout comme dans l'espace non-numérique, cette pratique s'apprend avec l'expérience professionnelle.
Cela dit, Le Journal de l'Animation N° 128 de ce mois d'avril 2012 (p.49) propose justement un article sur cette question. L'auteure Roselyne Van Eecke mentionne quelques options à adopter et quelques modalités techniques.
• Se créer un profil professionnel C'est pas mal, par contre le truc c'est que vous aurez accès suivant les paramètres de vos contacts à toutes leurs infos personnelles. C'est-à-dire leurs états d'âmes, leurs groupes, leurs photos etc. suivant ce qu'ils publient, cela peut vous mettre dans une situation embarrassante. Quelle sera ma responsabilité suivant ce que je découvre sur la vie privée de mes contacts professionnels ? Cela peut aussi vous permettre de mieux connaître un jeune, là aussi les dilemmes restes et les avis divergent.
• L'alternative: créer une page facebook En créant une page, vous donnez la possibilités aux personnes de réagir aux informations et aux divers événements que vous annoncez sur votre page, sans pour autant avoir accès à leurs profils personnels. Cette possibilité est d'autant plus intéressante si vous êtes présent sur Facebook en tant qu'association, théâtre, brasserie autogérée, institution etc.
• En créant un groupe: la dynamique d'interaction entre les membres et plus grande chaque membre du groupe peut participer à son alimentation. Donner des rendez-vous, publier des vidéos, des liens, débattre d'un sujet etc. Vous pouvez constituer des groupes "ouvert", "fermé" ou "secret", ces différentes possibilités influent sur les paramètres de confidentialité de votre groupe.
• Faire connaitre un événement Vous voulez faire connaître votre festival de musique, de BD ou de fondues au chocolat responsables sur Facebook ? C'est possible depuis un profil, depuis une page ou depuis un groupe. En créant un "événement". Chaque personne invitée à l'événement peut voir qui des invités participe ou non à l'événement qui n'a pas encore répondu et ajouter des commentaires.
Une expérience ? un avis sur ces questions ? Vos commentaires sont les bienvenus.
Article de L@etitia
Web 2.0: de la suractivité des adolescents à la passivité des personnes âgées ...Le rôle de l'animateur socioculturel...
Aujourd'hui, sans Internet à portée de main, nous sommes bien "démunis" car cette technologie nous est indispensable par son utilité, sa rapidité, etc. Mais surtout car la plupart des gens de ce monde l'employe et ceux qui ne font pas appel à cette nouvelle forme de communication, sont en quelque sorte mis à l'écart de la société.
Cet article, d'après sa rédactrice jurassienne, tentera de mettre en lumière le rôle que joue l'animateur socioculturel dans l'accompagnement des personnes qui utilisent (ou pas encore) le Web 2.0.
La pratique innée des adolescents:
Rares sont les adolescents qui n'utilsent pas Internet, et plus précisément le Web 2.0. Ils sont nés "avec" et y passent désormais plus de temps que devant la télévision ou un bouquin. Ceux-ci ne sont plus les ressources principales de l'information; Internet est bien plus rapide sur une recherche précise.
Mais il faut toutefois rester attentif sur quelques points, et c'est ici que NOUS, animateurs socioculturels, entrons en scène:
- Aiderles jeunes à se forger une capacité d'analyse et réflexive autour desinformations qu'ils prennent sur Internet. Prenons l'exemple de l'encyclopédie Wikipédia où Monsieur Tout le monde peut échanger des éléments sur un sujet quelconque, et l'information n'est donc pas forcément vérifiée et juste. Le jeune ne s'en doute pas toujours et peut être faussé inconsciemment dans ses apprentissages.
- Montrer aux jeunes qu'Internet peut être une véritable ressource pour leurs études, à condition qu'il soit bien utilisé, en parallèle à d'autres ressources (livres, documents, professionnels, etc.)
C'est naturel, l'être humain a besoin d'interactions sociales afin de vivre pleinement son quotidien. Ainsi, il se constitue un réseau social par le biais de ses rencontres familiales, scolaires, extra-scolaires, etc. Internet lui permet de rester lié en tout temps à son réseau grâce à Facebook, Youtube, MSN, Skype, par exemples.
Mais l'utilisation de ces différentes plateformes ne sont pas sans risques, et c'est ici que NOUS, animateurs socioculturels, entrons en scène:
- Apprendre aux jeunes le respect de soi et de l'autre, comme dans la vie réelle, afin de de devenir autonome et responsable.
- Aider les jeunes à protéger leur vie privée.
- Inciter les jeunes à réfléchir sur la notion de l'amitié, en "triant" leurs amis sur Facebook par exemple.
- Faire prendre conscience aux jeunes des conséquences de leurs publications (voir vidéo
ci-dessous)
Le long apprentissage des personnes âgées:
Pourquoi les personnes âgées auraient-elles besoin d'utiliser le Web 2.0 ? ? ?
Première réponse de type scientifique: D'après des chercheurs de l'Université de Californie, l'utilisation d'Internet permettrait aux personnes âgées de préserver leurs cellules grises du cerveau et donc de diminuer le risque de démence.
Deuxième réponse de type social: Peut-être pour la simple et bonne raison que les personnes âgées souffrent souvent de solitude et souhaitent rester en lien avec la société qui les entoure.
Je pense que d'ici une vingtaine d'années, toutes les personnes entrant dans leur retraite sauront utiliser Internet puisqu'elles l'auront certainement déjà expérimenté pendant leur vie active.
Je différencie trois types de personnes âgées par rapport au Web 2.0:
- Celles qui ne veulent absolument pas en entendre parler.
- Celles qui aimeraient bien l'utiliser mais qui n'osent pas par peurde ne pas savoir.
- Celles qui sont prêtes et bien décidées à apprendre ce nouvel outil de socialisation.
Et c'est donc ici que NOUS, animateurs socioculturels, entrons en scène: Après avoir appris aux seniors à manier un ordinateur, nous pourrons:
- Les renseigner sur les bienfaits de l'utilisation du Web 2.0 (réseaux sociaux permettant de retrouver leurs anciennes connaissances (Facebook), échanges avec leur famille si celle-ci n'habite pas à proximité (Skype), redécouvrir leurs musiques préférées (Youtube), etc.
- Les aider dans l'apprentissage de cette utilisation. L'entourage de la personne peut être une ressource afin de l'encourager et de la soutenir dans ce processus.
- Tout comme pour les adolescents, les informersur les risques du Web 2.0, les conseiller, etc.
- Proposer aux jeunes à se rendre auprès des personnes âgées afin de les aider dans l'apprentissage de cet outil. Et peut-être qu'en retour, les aînés apprendront quelque chose aux jeunes. Le Web 2.0 créerait donc même un échange de savoirs à l'extérieur de la toile...Génial!
Je pense que cet accompagnement se fait au "cas par cas" selon le vécu, les caractéristiques, l'état de santé, les envies, les besoins, etc. de la personne. Il se peut aussi que la personne n'ait pas lesmoyens de s'offrir ni un ordinateur, ni une connexion Internet. De ce fait, nous pourrions peut-être développer des stratégies afin de permettre néanmoins à ces personnes d'avoir accès à ce matériel (par exemple, en mettant à leur disposition une salle, etc.) Cependant, il est important de laisser le choix et de respecter celui-ci. En effet, nous devons accepter que certaines personnes âgées n'ont pas envie de se mêler aux nouvelles technologies et qu'elles veulent simplement vivre leur dernière étape de leur vie comme elles le souhaitent.
Bref résumé:
Par ces deux illustrations, nous avons pu voir que si nous savons ou non utilisé le Web 2.0, nous sommes loin de connaître toutes les facettes de ce grand univers. L'animateur socioculturel doit donc être attentif aux demandes de ses usagers et être capable d'y répondre le plus adéquatement possible.
De plus, en favorisant l'accès du Web 2.0 à l'ensemble de la population, les informations seront diffusées à davantage de personnes. Ainsi, des évènements tels que les flashmobs* permettront une participation de plusieurs générations et donc une véritable recontre.
*Ces évènement seront plus détaillés dans les articles qui suivront.
Culture de l'information et Web 2.0, Quelle formation pour les jeunes générations? (Article Moodle) L'utilsation de l'Internet par les personnes âgées (Article Moodle) Les personnes âgées et Internet (Article Moodle)
mercredi 21 mars 2012
« Le revers du Web 2.0 »
Oui nous nous en doutons tous, surfer sur le Web 2.0 c'est FUN ! C'est IN ! C'est POWER ! C'est totalement SUN ! Nous pouvons soudain trouver des trésors cachés, du sable fin bon pour la santé de nos pieds, de l'eau clair pour nager nager nager et nager encore... Ah ce qu'on est bien quand on est dans son bain !Sommes-nous vraiment dans son bain quand nous nageons dans le Web 2.0 ?
Diantre ! Non ! Car il s'agit d'un véritable océan aujourd'hui ! Et naviguer dans l'océan c'est prendre le risque de rencontrer des requins, des méchants moustiques, des crocodiles...Dans cet article je vais vous présenter les différents enjeux du Web 2.0: à vos risques et périls. >>>>> La participation
Le Web 2.0 c'est l'occasion d'un Web participatif pour chacun ! Oui, mais faut-il encore que ce chacun passe à l'action. L'implication des internautes tant à s'étioler au fur et à mesure que la possibilité de participer s'agrandit.
La liberté s'étend au point que chacun, y compris les abrutis peuvent rédiger du contenu sur le Web. Difficile d'appliquer la loi ou de réguler le trafique dans un océan aussi grand vague et dispersé. C'est pourquoi nous pouvons trouver des trésors comme des contenus foireux, heurtants ou peu sûre dans les informations qu'ils communiquent.
Derrière cette participation se cache aussi ceux qui profitent: les web acteurs (nous) « produisent» le Web et tac le Web se remplit gratuitement.
La pub ciblée: C'est étrange à droite de ma page j'ai de la pub qui me concerne ? Tiens, comment ils savent la pub qui s'affiche-là, que je pars bientôt à Bruxelles ?
Chacun peut s'exprimer maintenant, c'est génial ! KUF ! KUF ! (Je ne sais pas ce qui me prends tout d'un coup je tousse, excusez-moi.) Je reprends, donc un des principal avantages du Web 2.0 c'est que tous le monde peut participer KUUUF ! KUUUUF ! (ça me reprend ! Désolée.)
Enfin chacun peut participer ou presque…
>>>>> Un risque d'exclusion ?
Ne blâmons pas les personnes d'un certain âge, certaines sont « grave à la page… ». Cela va souvent dépendre de leur environnement, si des membres de leurs familles sont très branchés informatique elles auront plus tendance à l'être aussi. Cela dit, c'est vrai que certaines interfaces du Web 2.0 ne sont pas toujours aussi simples d'accès qu'elles en ont l'air. Ce qui demande un effort à certain individu pour « s'y mettre », d'autres s'y refusent car ils n'aiment pas ça, d'autres encore n'ont pas les moyens financiers d'avoir une connexion internet, un ordinateur, le the programme qui permet de faire comme ses potes des supers modifs sur ses photos de vacances. Je pense qu'en tant qu'animateurs socioculturels nous devons rester sensible au fait que le risque d'exclusion sociale est présent aussi dans l'univers du Web 2.0.
>>>>> La protection des données
Aujourd'hui nous étalons notre vie privée sur l'internet public, comme ils étalaient la peinture à l'huile sur leurs autoportraits au temps jadis. Les temps évoluent mais l'humain a toujours cet éternel besoin de se peindre, aujourd'hui il a troqué son pinceau contre son clavier. Le danger de cette pratique c'est que le Web est une plateforme diffuse qui nous échappe.
L'exemple de Face Book est le plus parlant, des applications peuvent se servir de nos données. De plus il me semble bien qu'une fois publié sur le site, c'est fichu, la trace est laissée: « nos » vidéos, images et informations sont conservées par Face Book.
Vous avez mis une puce électronique dans votre chien pour ne pas le perdre ? C'est un peu bar-bar de faire pareil avec nos enfants non ? Pourtant nous y sommes quasiment avec « Aka-aki» qui « permet» (Ô joie!) de se rendre mutuellement visible sur une carte géographique pour savoir qui de « ses amis» est dans le même coins que nous en ce moment.
>>>>> QUIZZ d'exemples d'enjeux que nous pouvons rencontrer sur les réseaux sociaux:
1• Un usager vous demande en ami sur FaceBook que faites-vous ?
a) vous l'acceptez direct b) un raisonnement éthique "je, tu, il" selon Ricoeur direct c) vous le refusez direct
d) vous appelez un ami
2• Un collègue (que vous n'aimez pas) avec qui vous avez eu jusqu'à maintenant une bonne collaboration vous demande en ami sur Face Book que faites-vous?
a) vous changez vos paramètres b) vous mangez un biscuit
c) un raisonnement éthique "je, tu, il" selon Ricoeur direct
d) vous le refusez direct
3• Un ami publie un commentaire inapproprié sur votre mur que faites-vous ?
a) vous supprimez et l'ami et le commentaire direct
b) vous en avez rien à battre
c) un raisonnement éthique "je, tu, il" selon Ricoeur direct
d) vous ne voyez pas le commentaire, car vous êtes occupés sur Final Cut ou iMovie
>>>>> Pouvons-nous devenir « A CROCS » avec le Web 2.0 ?
Bien que les cas d'addictions soient vraiment rares, ils existent et peuvent être vraiment très sévères.
Dans ce reportage un médecin explique que les abus de jeux en ligne ou les temps infinis passés sur le Web sont souvent l'expression d'un épisode dépressif plutôt qu'une réelle addiction.
Un autre psychiatre explique qu'il s'agit d'une simple évolution de notre société. Les adolescents d'aujourd'hui passent énormément de temps devant les jeux en réseaux comme les jeunes d'une autre époque passaient de nombreuses heures dans d'autres jeux. La situation est alertante si la personne n'a plus envie d'avoir des contacts avec l'extérieur, lorsque les jeux en ligne et les chats lui suffisent.
Par contre j'ai observé le phénomène du « je ne vois pas le temps passer », qui est récurent chez une grande majorité des internautes et qui n'améliore en rien la sédentarité grandissante de notre temps. Donc addiction pas toute suite, mais quand même… Gare à la noyade devant ces petits écrans mauvais pour nos cervicales !
Je terminerai en disant qu'il ne s'agit en aucun cas de jeter le bébé avec l'eau du bain! Bien au contraire de 1) N'oubliez pas les 10 bonnes raisons dressées par M@rie-Laure de rester connectés avec nous sur le Web ! Et puis de 2) maintenant que nous sommes au fait que le Web 2.0 n'est pas sans risques, cela peut-être une bonne idée en tant que travailleurs sociaux que d'apprendre à avoir: « une navigation réflexive » en évitant les requins.
Je n'ai pas énuméré une liste exhaustive des côtés obscures de la force du Web 2.0, car celui-ci est tout grand tout grand, il a encore beaucoup de côtés qui m'échappent complètement, je pense qu'il est en train de transformer beaucoup de choses socialement et culturellement et le comprendre dans sa globalité c'est tout un programme, donc si vous avez d'autres méduses ou sorbets à signaler au cours de votre navigation, vos commentaires sont les bienvenus.
Grâce
aux lumières éclairées de ma collègue jurassienne, nous avons pu
voir, dans l'article précédent, que l'apparition du Web 2.0 avait
radicalement modifié notre façon d'accéder à l'information et au
monde qui nous entoure. Nos habitudes d'internautes ont été toutes
chamboulées par la possibilité d'agir et d'interagir entre nous, ce qui a développé de nouvelles formes de
sociabilité.
Le
Web communautaire est devenu un état d'esprit, voir même une
attitude. Beaucoup semblent avoir compris qu'une nouvelle vague était
arrivée et qu'il fallait en être ! La gratuité, la simplicité
et la rapidité d'utilisation de ces réseaux nous ont transmis le
virus 2.0 et ont transformé le Web en une espèce de gigantesque agora
moderne...
Mais
comme tout phénomène nouveau, le Web 2.0 a son lot d'adeptes et de
détracteurs. Et les avis sont tranchés ! Si certains le voient
comme le terreau de l'intelligence collective, d'autres appuient
carrément sur son insignifiance et son misérabilisme humain. Alors le 2.0, sagesse des foules ou royaume des idiots ? Et toi, tu
wiki, tu doodle, tu facebook, ou tu trouves ça complètement naze ?
10
bonnes raisons d'aimer le Web 2.0 quand on est animateur
socioculturel
En
me noyant dans parcourant l'Océan infini du Web et
les nombreuses plateformes interactives et communautaires qui s'y
trouvent, j'ai découvert de nombreuses similitudes entre
l'exercice de l'animation socioculturelle et l'activité des
internautes dans l'univers 2.0. J'ai aussi compris à quel point
l'appropriation de ces outils pouvait constituer un avantage
majeure dans notre pratique au quotidien. Voici 10 arguments bétons
pour vous le prouver !
Le
Web 2.0 défend les mêmes valeurs que l'animation puisqu'il....
1)...
crée du lien social !
Dans
nos sociétés modernes où l'individualisme prime, le besoin
d'appartenir à un groupe n'a jamais été aussi grand. Le Web social
permet de pallier à ce manque en donnant l'occasion aux gens de se
regrouper selon leurs goûts et leurs valeurs, de partager leurs
intérêts et d'obtenir une reconnaissance qu'ils n'ont pas dans la
« vraie vie ». Les internautes forment un groupe social
virtuel, puisque chacun est seul derrière son ordinateur. Cependant, il
n'empêche que l'esprit communautaire existe bel et bien. Et si
certains liens se limitent à des échanges virtuels, d'autres
aboutissent à des actions bien réelles...OnVaSortir.comen
est un parfait exemple. Ce site gratuit permet à qui le souhaite de
proposer ou de rejoindre des sorties existantes dans sa ville ou dans
sa région et de faire de nouvelles rencontres. Particulièrement
prisé par des personnes divorcées ou veuves, ce site rencontre un
franc succès chez ceux dont le cercle d'amis s'est dissout ou qui
souhaitent tout simplement l'élargir.
2)...
développe l'esprit citoyen !
Aujourd'hui,
Internet fait partie de l'espace public. Même si cette sphère est
virtuelle, elle est comme la rue, l'expression de la population,
d'individus, de collectifs, de la société quoi ! Dans cette
perspective, de nombreuses plateformes ont été créées pour amener
les gens à s'exprimer sur leurs problèmes et à envisager eux-même
les solutions. Une belle démarche citoyenne !
En France, les
sites communautairesma-residenceou
encore peupladevisent
à rompre l'isolement des voisins d'un même quartier ou d'un même
immeuble en leur donnant accès à un outil d'échange. Chaque
résident inscrit peut être en contact avec ses voisins, proposer
des coups de main, bénéficier des services des autres,
partager de bonnes adresses et organiser des événements. Dans la
même idée, le réseau de solidarité voisin-âgea
été créé pour mettre en relation les habitants d'un même
quartier avec les personnes âgées isolées.
3)...peut
constituer un média pour les personnes en situation d'exclusion !
Les
réseaux sociaux et le Web 2.0, en général, permettent à certaines
populations d'exister au-delà de leurs contraintes matérielles, de
parler de leurs expériences et de rompre avec le sentiment
d'exclusion. Le premier site dédié à rendre visibilité et voix
aux SDF ainsi qu'aux exclus de la société, par le biais des blogs et des
réseaux sociaux, s'appelle wearevisible.com.Il
a été fondé par un ex-SDF américain, Marc Horvath (compte
twitter: @hardynormal) qui présente son action au travers de cette
courte vidéo.
Plus
près de chez nous, convaincu que le web était un outil permettant de
sortir de la rue, Nicolas Hoarau en a fait son créneau:
http://www.websolidarite.fr/.
4)
… nourrit les mouvements sociaux et les révolutions !
Ces
dernières années, le Web 2.0 est devenu un terreau favorable à
l'émergence de contestations ainsi qu'une plateforme inévitable
pour les luttes sociales actuelles et à venir ! Les récents
soulèvements dans le monde arabe ont démontré le potentiel des
réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook afin de mobiliser les
foules et renverser les régimes autoritaires. Si la technologie
n’est pas la cause profonde des révoltes, elle a permis aux jeunes
Tunisiens et Égyptiens de parler politique dans un contexte où
l'espace public avait été scellé.
5)
… permet de militer pour une cause !
Les
sites communautaires ne sont pas que des outils de divertissement,
ils permettent également de faire entendre savoix
et de créer des réseaux de solidarité autour d'une cause.
Dernièrement, j'ai découvert une plateforme de blogs destinée aux
internautes intéressés ou participant à des actions de solidarité
et de développement. Ouverte aux particuliers, aux entreprises et
aux associations, elle soutient la communication de ces actions à
destination du grand public, des médias et des bailleurs de fonds.
Plus d'infos sur www.solidairedumonde.org.
Mais
encore....le Web 2.0 est utile à l'animateur parce qu'il....
6)...est
une vitrine promotionnelle efficace !
ghj
Dans
une société ou les canaux d'informations classiques sont saturés,
l'utilisation du Web 2.0 et des réseaux sociaux s'avère
particulièrement efficace pour assurer la promotion d'un événement
ou d'une manifestation. Un outils comme Facebook a le gros avantage
de réunir un nombre considérable d'adhérents et d'être très
facile dans son utilisation. Dans le domaine de l'animation où nous pouvons
être amenés à organiser des concerts, des débats, des sorties et
des projets, cette méthode simplifie le travail de promotion et
permet de contacter rapidement et personnellement des centaines, voir
des milliers de personnes. Cet outil permet notamment de toucher plus
facilement les jeunes qu'avec les moyens habituels tels que flyers,
affichages et publicité dans les journaux.
7)
… est gratuit et
nous sommes pauvres
...
Comme
nous le savons tous, c'est LA CRISE et les animateurs que nous sommes
vont devoir apprendre à nous dépatouiller avec trois fois rien pour
réaliser nos projets. Contrairement aux autres canaux
d'informations, ces nouvelles technologies sont gratuites, pas besoin
de débourser un centime. Profitons-en !
8)
… est très utile dans la gestion de projet !
Par
l'efficacité des outils de communication et d'organisation qu'elles
proposent, les nouvelles technologies du Web sont particulièrement
utiles à l'animateur quand il s'agit de concevoir, de développer et
de mettre en œuvre un projet. Si les réseaux sociaux permettent de
distribuer un message rapidement à son public, d'autres outils, comme
l'agenda Doodle, lui permettent de coordonner et de planifier ses
multiples rendez-vous. Enfin, les forums et les sondages en ligne
sont particulièrement efficaces quand il s'agit d'évaluer son
action !
9)...permet
d'entretenir et de développer son réseau
L'animateur
socioculturel, plus que n'importe quel autre professionnel, doit
savoir soigner son carnet d'adresse.
Cet outil vivant lui est indispensable, car il le sait bien, seul il
ne vaut rien ! Les réseaux sociaux tels que Facebook, LinkedIn
ou autres plateformes plus spécifiques au métier, lui permettent de
maintenir et d'enrichir son réseau de partenaires. En tant
qu'étudiants à l'EESP, nous profitons déjà activement de ces
réseaux puisque
le forumgreyfoxnous permet d'échanger nos notes de cours en vue des examens. Les groupes EESPpromo 2010-2013et ASC
PT2010 créés par nos collègues eespiens sur Facebook nous sont
également très utiles pour trouver des bénévoles à nos projets d'animation
ou organiser le financement de notre périple à Bruxelles !
10)...permet
au travailleur social d'être au plus près de son public.
Avec
plus de 500 millions d'utilisateurs dans le monde entier, le réseau
social Facebook rencontre particulièrement de succès chez les
adolescents. Si certains l'utilisent de temps en temps, d'autres
complètement accros, ne peuvent plus s'en passer. Face à cette
réalité, un animateur qui connaît et utilise lui-même les réseaux
sociaux sera plus à même de communiquer avec les jeunes qu'il accompagne, des bienfaits et des dérives d'une telle manipulation du
net.
Pour
vous détendre et relativiser l'importance des réseaux sociaux,
voici enfin La VIDÉO RIGOLOTE DU JOUR !